|
|
 |
|
››
Histoire |
english
‹‹ |
|
 |
En 1791, la Couronne britannique fit
arpenter le territoire du Canton de Stanbridge
dans le but de le concéder aux nouveaux
arrivants de la Grande-Bretagne et de l’Irlande,
au début du 19ième siècle.
La volonté politique d’alors
était d’augmenter la population d’origine
anglophone dans les
|
| seigneuries voisines de Bedford,
jusqu’alors occupées par les Canadiens français.
La province du Bas Canada a donc été créée par
l’Acte constitutionnel de 1791. L’année
suivante, le territoire fut divisé en 21 comtés
électoraux. |
En 1801, les
arpenteurs établirent la superficie du Canton de
Stanbridge dont Bedford fera partie. Les cantons
étaient découpés, idéalement, en dimension de 10
milles de long par 10 milles de large. Le
premier colon installé sur les lieux y arriva en
1804.
|
 |
| Le
cours d’eau, déjà identifié en 1873 sous le nom
de « la rivière du brochet » , formant bon
nombre de chutes et rapides, ainsi que le
territoire où s'est établi ce colon, portaient à
cette époque le nom de Stanbridge Falls. Grâce
au pouvoir hydraulique de la Rivière aux
Brochets, de nombreuses industries se sont
installées sur les berges de ladite rivière,
profitant de l’énergie générée par les moulins à
eau. Ceci eut pour effet d’attirer de nombreux
travailleurs et leurs familles entre 1850 et
1875, pour peupler le territoire. |
 |
La Corey Needles Co. Ltd (1885), qui passa
aux mains de la compagnie Excelsior Needle Co.
de Torrington en 1913 puis de l’usine Exeltor
inc., ainsi que la Bedford Manufacturing Co.
(1895-1933), sont en grande partie responsables
de l’afflux de population dans la ville de
Bedford, grâce à un grand nombre d’emplois
offerts par ces compagnies. |
Ce n’est qu’en 1855 que Bedford,
non encore incorporée, devint le chef-lieu du
comté de Missisquoi. Sa mutation en ville en
1890 provoque, dans les faits, la disparition du
Canton de Stanbridge.
Tant les Bedfordois que leurs concitoyens
anglophones «Bedfordites» peuvent s’offrir un
panorama exceptionnel tissé de nombreux monts,
de cours d’eau et d’héritage loyaliste.
Source : Bedford raconté ; son développement
industriel, commercial, professionnel et
culturel entre 1801 et 2001
Philippe Fournier (2001)
|
|
|
|